- PAUL-ANTOINE GOUTAL-

par lamaudlamaud

Toute l’ambiance et l’imaginaire du cinéma et de la photo de la seconde moitié du 20e siècle sont là, devant ton nez, à tous les coins de rue. Difficile de ne pas être plongé dans ces univers.

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EN TÊTE À TÊTE AVEC PAUL-ANTOINE 

La photographie et toi, ça c’est fait comment ?

Du grand classique : j’ai commencé vers 20 ans par emprunter les appareils de mon père (un Nikon F avec un 50 mm, un vieux 6×6 Semflex et un Minox 35GT, un appareil de poche hyper discret avec une magnifique optique dont je ne me sépare presque jamais). Amateur, il avait ramené de belles images de ses voyages de jeunesse en Afghanistan, au Népal, en Inde, en Amérique du Sud.

Ça sentait l’aventure à l’ancienne. Passer en 4L devant les bouddhas de Bamiyan (détruits à la roquette par les talibans depuis), t’imagines ?

C’est surtout ça qui m’a attiré au début, m’a donné la bougeotte et l’envie de ramener des images de mes voyages. Et c’est tout naturellement que je suis tombé sous le charme de ces belles mécaniques et des images qu’on peut en tirer, de leur puissance, de leur profondeur. En plus le côté vintage de l’argentique, pas encore à la mode d’ailleurs, rajoutait une touche d’aventure au mix.

Le passage au numérique a été compliqué, beaucoup d’images, sans vraiment de raison. En réalité, ça a été mon vrai apprentissage. Technique d’abord, puis sur le sens, ralentir, réfléchir, pourquoi cette photo, quelle photo garder, apprendre des grands, etc…

Pourquoi cette série sur New-York ?

Cette ville est tellement photogénique et graphique, la lumière est incroyable (reflétée sur les façades des immeubles) qu’il est impossible de ne pas ramener des images de cette ville. Toute l’ambiance et l’imaginaire du cinema et de la photo de la seconde moitié du 20e siècle sont là, devant ton nez, à tous les coins de rue. Difficile de ne pas être plongé dans ces univers.

New-York en un mot ?

C’est cliché, mais c’est la possibilité de tout tenter … Et d’y arriver avec la bonne dose de boulot, de ténacité et de chance aussi.

Ton regard sur la mode New-yorkaise?

Tellement d’excentricité cool, de joie, de couleurs ; moins élitiste, terne et convenue que la mode parisienne. Surtout dans la rue.

Ton adresse New-Yorkaise incontournable ?

Plusieurs : le Mission Chinese, un resto de cuisine asiat’ fusion dans le Lower East Side (palais sensibles et impatients s’abstenir mais ça vaut le coup), la terrasse du Wythe Hôtel à Green Point (Brooklyn) pour boire un verre en matant la vue sur tout Manhattan et une balade pour décompresser aux Cloisters, des monastères déménagés pierre par pierre par un fou d’art médiéval tout au nord de Manhattan.

Ton actu du moment ?

Après la folie des fashion week, profiter de Paris désert encore un peu, plusieurs shoots de prévus pour des agences, et j’assiste des copains photographes qui font tous les deux un travail magnifique, chacun dans son univers (Benjamin Kanarek et Tess Feuilhade).
Après, je pars me mettre au vert à la montagne pour travailler sur plusieurs projets perso (deux séries de portraits et une expo) et préparer la fashion week de la rentrée.

Plongez-vous dans l’univers de Paul-Antoine Goutal – L.M.L.M.

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